ARNAUD SOLY : LA CREATIVITE 2.0

Vidéotron a mis sa maîtrise des nouvelles technologies à disposition d’Arnaud Soly, humoriste montréalais en pleine ascension. L’imagination fertile du jeune homme, couplée à son utilisation décalée mais intelligente des réseaux sociaux, en ont fait un candidat de choix pour le Collectif Vidéotron, qui vise à créer des expériences créatives et innovantes avec les artistes et artisans d’ici. Retour sur les évènements du 22 juillet dernier.

Une plage de sable fin, la musique Asereje, du groupe pop Las Ketchup, en fond sonore. Arnaud Soly danse devant nous. À sa droite, son double, affublé d’une perruque douteuse, nous tourne le dos, tandis qu’un peu plus loin, on retrouve l’humoriste dans son personnage de flûtiste nasal. On tourne la tête, et c’est cette fois un Arnaud Soly en casque de bain et lunettes de soleil qui fait son apparition. En tout, le Montréalais de 27 ans interprète huit personnages, tous réunis dans une même vidéo. Le secret? Les objectifs d’une caméra 360 degrés, qui ont permis à Arnaud Soly de jouer huit rôles en même temps, pour un rendu en réalité virtuelle impressionnant.

Une expérience immersive et déjantée que vous pouvez retrouver en vidéo ci-dessous, et que vous vivrez à 100% en chaussant une paire de lunettes VR (Virtuel Reality, ou réalité virtuelle).

« UNE VRAIE APOTHÉOSE DE FOLIE »

Retour en arrière. Ce matin du 22 juillet, à 8h tapantes, c’est un Arnaud Soly un peu fébrile que l’équipe de Vidéotron retrouve à Montréal. Direction le Boxotel pour un tournage inédit.

Sacré artiste de l’année du Zoofest 2017, Arnaud Soly a principalement fait ses premières armes sur la toile. Avec plus de 20 000 abonnés sur sa page Facebook, il se dit très enthousiaste des récentes avancées de sa jeune carrière. «J’ai l’impression que je suis chanceux. Les choses arrivent vite, alors je n’ai pas vraiment de recul, mais je fais tout ça avec plaisir», explique-t-il.

Split-screens musicaux, fonds verts, tutos, parodies de YouTubeurs, filtres d’images vintage… Arnaud Soly sait s’approprier les codes de son époque pour mieux s’en détacher et en rire. Avec le Collectif, il pousse le curseur un peu plus loin et entend bien amener sa loufoquerie habituelle à un autre niveau : « Ce tournage, c’est une vraie apothéose de folie », affirme-t-il.

Si ses débuts en humour datent d’il y a à près de deux ans, ses premiers contacts avec la scène remontent à il y a plus d’une décennie, alors qu’il était à l’école secondaire. «Je me suis impliqué dans le milieu de l’improvisation et j’ai tout de suite capoté sur le rapport avec le public. Ensuite, j’ai étudié en musique, en arts visuels, en peinture, mais j’avais besoin de trouver une manière d’entrer de nouveau en contact avec les gens. L’humour me travaillait de l’intérieur, mais j’osais pas me lancer. À un moment donné, j’ai juste décidé de sauter à pieds joints là-dedans et, depuis, j’ai la piqûre.»

Découvrez les coulisses du tournage de la vidéo en réalité virtuelle.

DE LA RÉALITÉ AUGMENTÉE HAUTE EN COULEURS

Depuis quelques mois, Arnaud Soly propose des vidéos -toutes plus drôles les unes que les autres-  mettant en scène plusieurs personnages pour le moins colorés. Lorsque Vidéotron lui a proposé d’explorer un terrain technologique de son choix, l’artiste a sauté sur l’occasion, trouvant par là un moyen inusité de donner corps à ses idées les plus créatives.

«On va commencer avec moi planté sur la scène du Boxotel, qui commence à fredonner l’air de la chanson. Tranquillement, je vais m’assumer et faire la chorégraphie de la toune. Sur un de mes côtés, il y a mon flûtiste alter-ego qui va apparaître et qui va commencer à jammer avec moi. Ensuite, juste à côté, tu vas avoir moi déguisé en femme qui va se mettre à jouer du shaker vraiment intensément. À ça s’ajoute un gars pas vraiment content d’être là, un mangeur de hot-dog qui fait juste chialer.»

Et ainsi de suite, jusqu’à un résultat ébouriffant.

QUAND ART ET TECHNOLOGIE SE RENCONTRENT

L’apport technologique de Vidéotron a permis à Arnaud Soly de porter son humour à un autre niveau : «on est loin des trucs que je fais seul avec ma webcam, par cette collaboration on amène vraiment l’idée ailleurs», soutient-il. « La réalité virtuelle amenée par Vidéotron va permettre de donner un résultat vraiment cool – et c’est quelque chose que je ne peux pas faire moi-même. J’ai hâte de voir ce que ça va donner, même si en même temps, c’est un peu stressant. La constellation de personnages, je l’ai dans ma tête, mais je sais pas de quoi elle va avoir l’air.»

Quatre heures et demie de tournage, de fous rires et de sueur plus tard, le jeune homme revient sur son expérience : «Le plus compliqué, c’était de travailler avec les contraintes du tournage en VR. La vidéo peut avoir l’air d’être pas mal n’importe quoi, mais il y a un gros travail de précision à travers ça, notamment lorsque mes personnages sont en split screen. Quand le flûtiste part son solo sur le refrain, je dois regarder à gauche et interagir avec lui.»

Donner vie aux idées folles de l’humoriste en 360 degrés est un véritable travail de fourmi, où art et technologie doivent trouver leur équilibre.

Ce soir-là, Arnaud Soly donne une représentation intime de l’essentiel de son spectacle Presque adulte au Boxotel, devant un public de privilégiés. Un show qu’il a auparavant donné six fois au Monument-National dans le cadre de Zoofest. À quelques minutes de sa «power nap» d’avant scène, il découvre le résultat embryonnaire de ce tournage pas comme les autres. Il est bluffé. «Oh my god!» s’exclame-t-il. «C’est vraiment inquiétant… J’adore ça.»

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LA PEUR LAISSE PLACE À L’EXCITATION

19h30. Arnaud Soly est de retour au Boxotel, et teste son micro et sa flûte, son instrument de prédilection. Il profite ensuite d’un moment de répit sur le toit de l’hôtel, pendant lequel il nous confie ses pensées d’avant-spectacle : «Avant d’entrer sur scène, j’ai toujours peur. J’en viens toujours à me demander pourquoi je fais ce métier-là. Ça a pas de sens…. Prendre la parole pendant une heure, c’est ridicule! En même temps, j’ai très hâte. Les blagues que je fais sont assez récentes, donc je suis encore excité de les livrer. Dès que j’entends le premier rire et que je sens que le public est avec moi, c’est la douce drogue de la scène qui embarque

Devant une centaine de fans chanceux, Arnaud Soly livre donc sur la petite scène du Boxotel 60 minutes d’un spectacle, plus sérieux que ses vidéos Facebook pourraient le laisser croire, constitué d’observations sur la vie adulte et de regards sur la génération Y, dont l’artiste est un pur produit.

Cette aventure inédite maintenant derrière lui, Arnaud Soly se prépare à poursuivre plusieurs projets, notamment le tournage des 5 prochains, émission qui s’incruste dans le quotidien professionnel de cinq humoristes de la relève. La série lui ouvrira les portes d’un plus grand public. «J’essaie de rester le plus terre-à-terre avec ça», dit-il. «L’idée, c’est d’évoluer tout en conservant la même méthodologie de travail. Le danger aurait été d’accepter trop d’affaires et de me dénaturer avant même d’avoir imposé ma personnalité.»

Vous avez aimé l’expérience 360 avec Arnaud Soly ? Vivez le concert de Milk & Bone de l’intérieur, toujours en vidéo 360, ici.

OLIVIER BOISVERT-MAGNEN
Journaliste à Voir

Vidéotron est fière partenaire du Zoofest

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