JACKALOPE x VIDÉOTRON : CONJUGUER SPORT ET NOUVELLES TECHNOLOGIES

Le Jackalope 2017 s’est conclu de manière bien spéciale le 21 août dernier, alors que Vidéotron s’est associé à trois planchistes professionnels de la scène montréalaise pour une compétition immersive de skateboard jamais vue auparavant. Une belle manière pour ces athlètes d’oublier la fatigue et les petites blessures que le Jackalope leur a occasionnées!

Dès leur arrivée au TAZ, l’un des plus grands centres sportifs intérieurs au Canada, les planchistes Annie Guglia, Julien Gagnon et Gabriel Proulx sont comme des enfants dans une cour de récréation, s’en donnant à cœur joie dans la multitude de bowls, de rampes et de curbs du complexe multisport.

Leur niveau d’excitation grimpe toutefois en flèche lorsqu’ils découvrent l’installation technologique dans laquelle ils s’exécuteront plus tard: «On se croirait dans le film Tron!», lance Gabriel Proulx en voyant les effets visuels s’activer devant lui. «J’ai l’impression d’être à un match du Canadien, avec les projections sur la glace à l’arrivée des joueurs», poursuit-il.

Réinventer la rampe

Le projet bien singulier organisé par Vidéotron reprend la rampe traditionnelle de skate et la pousse à un autre niveau. L’installation transforme une surface en relief, en apparence traditionnelle, en terrain technologique où les visuels et les effets techniques se rajoutent aux tricks des planchistes. Les visuels, inspirés par des jeux vidéo rétro des années 1980 comme Pacman et Space Invaders, interagissent directement avec l’action du planchiste en réagissant à ses mouvements et à ses figures au moyen de technologies de mapping et de tracking utilisées sur la rampe. «L’interactivité avec la planche est assez spéciale! Voir le visuel au sol qui te suit quand tu passes dessus, c’est quelque chose qui n’arrive pas souvent!», indique Julien Gagnon, après s’être lancé sur la rampe.

En plus d’avoir à s’exécuter dans cet environnement peu commun, les trois planchistes doivent aussi jouer aux juges en évaluant les prouesses de leurs collègues à l’aide de réactions qu’ils peuvent générer au mur avec une tablette intelligente: «Wow!» et «Super!» sont utilisés pour souligner les bons coups, mais un «Outch!» plus dévastateur survient lorsque le planchiste tombe… Une note sur 10 leur est par la suite attribuée. Trois manches seront nécessaires pour déterminer le gagnant de cette compétition amicale, mais intense.

S’adapter au changement

Habitués de carburer au rythme de la rue et des skateparks extérieurs, les planchistes devront s’ajuster au défi lancé par Vidéotron: «Skater dans le noir demande une petite adaptation au début, mais après quelques secondes, tu n’y penses plus», souligne Proulx. Pour Annie Guglia, le défi technique est d’autant plus grand: «Je ne skate pas beaucoup de rampe, ce sera donc un défi de plus pour moi, surtout contre Julien et Gab qui sont plus habitués. Normalement, je suis plus à l’aise en street», nous indique la planchiste de 26 ans, classée 12e mondialement chez les skateboardeuses.Quant à l’idée de se faire évaluer par leurs pairs, les planchistes essaient de ne pas trop y penser… «Julien m’a dit qu’il serait très sévère!», lance Guglia en riant.

Se lancer!

Après avoir passé la journée à tester les installations, l’équipe est fin prête à accueillir les trois planchistes pour commencer officiellement la compétition. Ces derniers amorcent leur prestation sans trop y penser: «Il ne faut pas trop penser d’avance à ce qu’on va faire, il faut simplement se lancer», indique Julien Gagnon avant de s’exécuter. Malgré quelques chutes («Outch!»), celui-ci obtient la note de 8 à la première manche. Idem pour Annie Guglia, qui amorce la compétition prudemment. Pour sa part, Gabriel Proulx commence en quatrième vitesse et épate la galerie avec plusieurs bonnes figures. Le score de 9 reflète son départ en lion. C’est d’ailleurs lui qui remportera cette compétition amicale avec un résultat de 28 sur 30 après les trois manches.

Perdurer et former la relève de demain

Bien qu’ils soient visiblement un brin rouillés après ces trois jours exigeants et complètement fous à Jackalope, les trois jeunes skaters ne se reposeront pas bien longtemps… Du skate, ils en mangeront pour encore bien longtemps! En plus de s’entraîner avec acharnement, tous trois veulent former la relève à l’aide de différents projets. Pour ce faire, un bon travail de pédagogie s’impose. Julien Gagnon s’implique énormément avec le Spin Skatepark du Quartier DIX30, de même qu’auprès de différentes écoles primaires et secondaires de la Rive-Sud de Montréal. Même chose pour Annie Guglia qui, en plus de rêver aux Jeux olympiques de 2020, se donne pour mission de transmettre sa passion aux jeunes filles, notamment en enseignant son sport à l’école Jeanne-Mance et en organisant plusieurs événements de skate réservés aux filles: «Seulement 4 ou 5 filles professionnelles arrivent à vivre du skate, par opposition à plusieurs centaines chez les gars. Il y a une étape plus difficile à franchir pour les filles que les gars: celle d’oser faire du skate, de se lancer. Je crois que les skaters ont une responsabilité de plus et doivent les inciter à y aller», souligne-t-elle. Quant à Gabriel Proulx, le gagnant du défi Vidéotron, il occupe lui aussi un travail de pédagogue, en plus d’avoir plusieurs collaborations à venir dans des vidéos de skate, une autre bonne façon de se faire connaître dans son milieu.

Jeunes, dynamiques et allumés, Annie Guglia, Gabriel Proulx et Julien Gagnon incarnent tous les trois la détermination, la passion et le plaisir que procure leur sport au quotidien. Des valeurs qui, grâce à des événements sportifs comme Jackalope, peuvent être transmises à la relève. Peut-être bien que le prochain Tony Hawk sera montréalais, qui sait?

EDOUARD GUAY
Journaliste à Voir

Vidéotron est fière partenaire de Jackalope

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