Entrevue Collectif: Patrice Sauvé, réalisateur de Victor Lessard

Depuis le 15 mai, les fans de Victor Lessard ont le plaisir de découvrir la nouvelle enquête de l’inspecteur aux Crimes Majeurs sur Club illico. Après l’immense succès de la première saison l’an dernier, porté par l’interprétation magistrale de Patrice Robitaille et Julie Le Breton, son réalisateur, Patrice Sauvé, revient derrière la caméra. De la difficulté à adapter un livre à la place donnée à Montréal dans la série, nous lui avons posé 14 questions sur cette nouvelle enquête de Victor Lessard : Violence à l’origine.

Que ressent-on lorsqu’on démarre le tournage d’une série dont on a déjà tourné une saison? On se sent plus libre?
Plus libre oui, mais face à plein de nouveaux défis parce qu’on a qu’une seule envie : faire encore mieux que la saison 1.

Qu’avez-vous apporté de neuf dans cette nouvelle enquête par rapport à la précédente?
Une nouvelle enquête signifie de nouveaux personnages, un nouvel univers, donc une tonalité et un souffle différents de la 1ère.

Découvrez la nouvelle enquête de Victor Lessard, Violence à l’origine, en rafale sur Club illico. Le 1er épisode est gratuit!

Cliquez ici.

Est-ce une libération ou une contrainte d’adapter à l’écran un personnage aussi connu que Victor Lessard, dont l’univers est fort et que le public connait déjà bien? Cherchez-vous à vous détacher du personnage du roman, ou, au contraire, à y être fidèle?
C’est un privilège et une responabilité d’adapter un personnage autant aimé du public. L’avantage, c’est que j’adapte et que je peux prendre le meilleur du personnage pour l’œuvre audiovisuelle. Je dois rester fidèle non plus au roman mais au scénario.

Quelle est votre relation avec Martin Michaud, auteur des romans Victor Lessard et scénariste de la série?
Nous avons un immense respect un pour l’autre, je crois. Nous avons la même exigence de faire ensemble la meilleure série audiovisuelle possible. C’est une belle amitié professionnelle.

L’urbain est très présent dans l’enquête Violence à l’origine. Comment avez-vous fait de la ville de Montréal un personnage à part entière de la série?
J’essaie de m’assurer que tous nos emplacements de tournage aient un impact sur les téléspectateurs et fassent ressortir la grande variété architecturale et sociale de notre ville. Je cherche aussi à magnifier Montréal et à mettre au service de notre série ses caractéristiques uniques comme le Mont-Royal ou les silos du Vieux-Port, comme cela se fait pour New York, Los Angeles ou Paris.

Quelles sont vos inspirations cinéma et télé pour cette seconde saison?
Mes inspirations sont souvent très variées. Par exemple, pour cette saison, j’ai revu « Le Silence des Agneaux » et des œuvres d’un peintre espagnol du 17e siècle, Diego Velasquez.

Quelle est votre série policière favorite?
Probablement une des premières séries policières portées à l’écran, « Hill Street Blues », que je regardais avec mon père.

Quels sont vos trois meilleurs souvenirs de tournage?
Mes meilleurs moments de tournage cette saison sont :
1) Une scène d’amitié entre Victor et Jacinthe dans le premier épisode. Nos comédiens Patrice Robitaille et Julie Le Breton étaient magiques. J’ai même versé une larme au moniteur.
2) Les performances de Benoit McGinnis et Gilles Renaud m’ont souvent coupé le souffle.
3) L’image, que je trouvais très belle, d’une fille prisonnière d’une cage de verre m’a aussi bouleversé.

Et quel est le moins bon souvenir de ce tournage?
Le froid, le froid et le froid! Le tournage a eu lieu tout l’automne, Montréal en décembre dans les silos du Vieux-Port pendant de longues heures de tournage, ça fait mal jusqu’aux os!

Avez-vous un projet que vous adoreriez mettre en scène?
Le prochain roman de Martin Michaud! 🙂

Le fait de tourner une série qui sera diffusée en rafale sur le Club illico change-t-il votre approche de la mise en scène?
Un peu, oui, c’est vrai. Je dois m’assurer qu’à l’intérieur de chaque épisode, il y ait des éléments pour vous tenir en haleine et vous donner envie de regarder l’épisode suivant.

Sur quel support préférez-vous regarder des films ou des séries?
J’ai la chance d’avoir un très bon téléviseur chez moi. Il n’y a rien comme ça pour regarder mes productions ou celles des autres.

Quels sont les prochains projets dont vous pouvez nos parler?
Il est malheureusement trop tôt pour vous révéler la suite de mon travail.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite?
De bons scénarios, de bons comédiens, de bons budgets de production et l’occasion de faire ce métier que j’aime tant.

Découvrez les autres séries originales de Club Illico

et bien plus encore… Cliquez ici.

Partager cette histoire